
Dans un contexte de dérive climatique et sociale, le tourisme breton devient polarisé et inégalitaire : seules les enclaves haut de gamme et les clientèles aisées subsistent, la richesse se concentre sur quelques acteurs et sur les territoires qui ont pu s’adapter. Les zones fragiles et les classes moyennes sont délaissées. Les pratiques se virtualisent pour ceux qui ne peuvent pas partir, renforçant la dépendance économique et technologique, tandis que le lien social et les retombées locales s’effritent.
FRACTURE, un tourisme sous pression
Dans une Bretagne bousculée par un réchauffement accéléré (+4°C) et des milieux sous tension, les crises économiques successives ont creusé les fractures sociales, affaibli la confiance et réduit les capacités d’investissement, publiques comme privées.
Les politiques de transition, insuffisamment coordonnées, ont laissé place à une logique de gestion de crise : faire moins ou laisser faire, plutôt que faire autrement. Les pratiques évoluent sous contraintes : entre rareté, privatisation et repli.
