Dans un flux d’informations médiatiques toujours plus dense, comment capter l’attention des rédactions nationales ? Pour vous aider à y voir plus clair, nous avons interrogé près de 200 journalistes français sur leur perception de la Bretagne et leurs attentes. Découvrez 3 clés pour poser les bases d’une approche média pertinente.
Afin de toujours mieux travailler avec les médias, nous avons engagé une démarche inédite (audit 2024) : interroger les journalistes français sur leur perception de la destination et leurs attentes.
Dans un contexte où le métier de journaliste évolue, entre contraintes de temps, nécessité de se différencier et formats plus hybrides mêlant information et divertissement, nous souhaitions aller plus loin pour comprendre comment ils traitent concrètement la destination Bretagne, comment ils l’envisagent, leurs besoins sur le terrain et les freins qu’ils rencontrent.
L’objectif ?
Comprendre comment adapter les angles et les formats, affiner les outils RP et nourrir une réflexion stratégique sur la manière dont la Bretagne et les professionnels du tourisme peuvent se raconter dans les médias.
Voici 3 enseignements clés, qui font la différence côté journalistes :
Passer de l’information à l’incarnation

Raconter avant de promouvoir. Les photos ou les informations brutes ne suffisent plus à captiver. Ils sont en quête d’adresses incarnées, de rencontres inattendues, d’un savoir-faire endémique qui transforme un sujet en histoire vivante. L’idée est d’offrir à leur audience un point d’ancrage émotionnel : on s’identifie, on se projette, on se laisse inspirer.
Ce qui touche vraiment, ce sont les histoires de celles et ceux qui font battre un territoire : un chef qui valorise un beurre qui n’a failli jamais voir le jour, un hôtelier qui permet de redécouvrir un lit-clos, un artisan qui fait renaître un savoir-faire ancien, une adresse qui raconte une histoire.
« Si à un moment on veut mettre en avant le street art en Bretagne, ce n’est pas une photo qui va m’attirer mais qui fait ça, quelle est son histoire »
« Destination gastronomique, oui on le sait, mais de dire qu’il y a un petit gars qui fait du thé breton et qui a réimplanté des jardins, là ça devient intéressant ».
Verbatims de journalistes recueillis lors de notre audit
👉 Mettez les personnes au centre, faites vivre votre lieu comme un acteur du territoire.
Travailler l’angle et la qualité éditoriale de vos outils
Les outils RP restent centraux… mais souvent jugés, par les journalistes, comme insuffisants ou mal ciblés. Un bon dossier ou communiqué presse doit immédiatement donner envie de traiter le sujet et valoriser la proposition de valeur d’un lieu, d’une expérience…
Mais pour que ces histoires trouvent leur place dans les médias, le travail de l’angle est essentiel. Ce n’est pas le lieu ou l’expérience qui fait l’angle, c’est ce qu’on choisit d’en raconter.

« Dans les 200/300 mails reçus par jour, ils sont mal faits, ils n’ont pas d’angles, on ne suscite pas l’envie »
« C’est souvent un enchainement de platitude, pas pêchu, pas bien écrit, mal illustré & trop long »
Verbatims de journalistes recueillis lors de notre audit
👉 À retenir : 1 communiqué = 1 message clé, avec un angle original, des points différenciants et un envoi en segmentant les médias selon leur thématique.
🪶 Vous souhaitez créer le déclic auprès des médias ?

S’ancrer dans l’actualité et les tendances
Les sujets qui fonctionnent ? Des sujets insérés dans un contexte plus large (social, sociétal, culturel…), qui résonnent avec l’air du temps et les tendances. Les temporalités et événements locaux offrent des points d’entrée éditoriaux concrets.
« La meilleure accroche pour nous, c’est quand un événement ou une actualité culturelle, touristique, nous donne un prétexte pour parler d’une adresse, d’une ville ».
« On recherche une information qui ne soit pas intemporelle pour créer une urgence de découvrir »
Verbatims de journalistes recueillis lors de notre audit
👉 Synchronisez vos actions avec les temps forts médiatiques et les marronniers, et créez des passerelles avec les tendances.